POÈME BIEN RAFFINÉ

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Tu devrais devenir poétesse…

Tu devrais devenir poétesse : une larme thaumaturge, une voix sans vie… le basson de solitude, l’ombre narcotique de l’extase… et le vin sablé des mers seraient tes plus chères breloques. Tu purifierais les lueurs de mes nuits de moires.

L’écriture est un bien ténébreux voyage et ma main de poète fut brisée par l’éclat de ton cœur tant et tant de fois… Tant d’étangs de fois toi seule sus embellir et tant d’années d’errances poétiques toi seule sus auréoler et à l’estampe grise de ma mémoire le fouet des orages voler…

Tu devrais devenir poétesse. Sur notre vieille chaire de rotin tu me parlerais d’aurores oblongs. Tu brûleras les mèches de ma paresse dans la cire de ton cœur repoussant mon atonie à coups de refrains.

Phoenix déserteur, j’attends ma pythie !

Tu devrais devenir poétesse : ces joues dorées porteront les lignes d’une tigresse. Tu rouleras sur ma peau sablée pour épancher ta soif de mystères, pour arroser les fleurs de ta nudité, pour conduire tes refrains — les parchemins dérobés à la forêt sacrée des anciens.

Puisque dans l’écorce de mon cœur le cantique de ton nom est inscrit.

Puisque que seules tes larmes, les larmes du souvenir savent effacer de ma peau les rides de l’oubli.

Puisque dans tes yeux, chaque étoile meurt sans douleurs.

Puisque l’ombre du divin se lit dans ta chair pâle.

Oui, tu devrais devenir poétesse…

— Mr. Gilles Fabien DOGBO

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