CE SERA NOUS

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Shepherd love
Dites moi donc, que restait-il à vivre
De mon adolescence 
Écorchée sur les bancs du Lycée
En de grises nonchalances ?
Restait-il un étang de l’excellence,
Une étendue de souvenirs et des képis,
— Le Temps, mon ami — le sérum d’élégance 
Qui dans mes veines encore palpite ?
Mais que restait-il donc de mes errances
Entre les reins de Marie-France ?
N’avais-je fait l’expérience
De la plus concise démence ?
« Une craie candide scarifiait le tableau noir.
Sa peau de sapotille, mes mordantes caresses d’anophèle.
Les chopes de bières exhalaient l’indécence la plus noire.
Esclave des délices de la chair, ma respiration spirituelle. »
Vivre, n’est-ce point mourir le plus lentement possible,
Marquer au fer rouge son nom dans les mémoires ?
Vivre, n’est-ce point traverser l’enfer sans devenir fossile,
Faire de l’Amour le maître-mot de son grimoire ?
« Ce sera nous, toi, moi, moi, toi. »
Le ciel l’entendit ainsi. Ainsi, 
Pour t’orner de fastes, j’empruntai aux plus bels astres
Des rimes exquises que d’autres égosillent encore tels des… poétastres.
— Mr. Gilles Fabien DOGBO
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