L’ÉTRANGÈRE

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A Yasmine

memory sepia

« Sois sage, ne dis rien, chéri,
Je te conduis tout droit à la boucherie. »
Des rayons de fiel tombaient de ses lèvres.
Son corps, c’était un délice pour les yeux :
Sous ses pas des gestes de salsa s’ébauchaient
Purs et simples comme tombés des cieux.
Elle avait la mise d’une reine du sabbat.
Pour elle, un amant est avant tout un enfant
Qu’il faut corriger au moindre contretemps.
Je l’observais, j’écrivais mon recueil.
Elle était la peinture même de l’étrangère
Qui m’inspirait et me faisait croire
Aux serments d’un soleil sempiternel.

— Mr. Gilles Fabien DOGBO