ELLE S’EST ÉTEINTE

ELLE S’EST ÉTEINTE est un sonnet dédié à Feu Léopold Sédar Senghor, par devers les abysses de la mort ; c’est ici un poème qui parle d’un amour dont je ne sais plus les sentiers, dont je ne reconnais plus le visage, dont l’inclinaison de la voix m’est désormais une symphonie étrangère, dont les syllabes du nom me furent volées par le vent du nord…

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À Léopold Sédar Senghor.

Vitrine de Poésie

Elle s’est éteinte, la flamme de mes nuits,

Car trop légère pour subsister à l’ennui…

Dans les ruines du temple de mes utopies,

Ensevelie sous l’étreinte d’un sahel infini,

Etait-ce minuit lorsque l’ouragan a suffi

À la faire trébucher dans la panse du puits ?

Aurais-je dû la protéger de tous dangers,

De toutes médises et faire d’elle l’ignorée des dieux ?

Aurais-je dû croire en ses vénéneuses pensées

De me tisser une chemise égale à celle d’Orphée ?

Ma poésie est une statue de sel ivre de rire :

Elle est mon premier baiser et tout mon zaïre…

Ma poésie est heur éternel dans le brasier du temps :

Elle est l’encens qui parfume la couche du divin Sultan !

— Gilles F. Dogbo

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