GENÈSE

Pas de commentaire

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L’imagination m’étreint, près des enceintes

Où je serre fort bien, le goût de l’absinthe,

Le goût des beaux-arts, croqués à pleines mains

Qui sur mon front d’ivoire, laissèrent fine empreinte !

 

Passions,

Par sillons je conterai les larmes et les cruelles détresses

Que vous exigeâtes de ma noble tête…

 

Par Sion,

Je conterai les gorgées d’amour,

Les pailles de mes jeunes jours,

Un képi kaki et un kita d’éclats lourds

D’un velours plus frais que le duvet des tambours ?

 

De mon insouciance,

Des hirondelles le champêtre ballet,

Des ritournelles l’opiniâtre regret,

Rien n’a chu en silence

Surtout pas les mots pour dire : Aimez…

 

À l’écart, dans le musée de ma mémoire,

Allez car ma muse aide ma main noire !

 

Tapis entre les draps et les livres d’histoire :

Les prémices des serments furent sincèrement des vœux de foire !

La fleur des baisers : Quel est mon devoir ?

Ô tornades ! Ô bouffées apaisantes ! Ô Ronsard !

Des voluptés de gloires embrasent enfin l’écritoire !

 

— Mr. Gilles Fabien DOGBO

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