DE L’INFLUENCE DE LA FEMME SUR LA POESIE

Si la poésie est une flamme qui brûle dans le cœur de tout poète, la femme est par essence cette flamme, source des ardeurs et des désirs infinis ! S’il me fallait parler de l’influence de la femme sur la poésie, je dirais qu’elle est omniprésente, et ça je l’ai déjà dit mais j’ajouterais encore que nous en avons besoin – la femme et son influence, car elle est le catalyseur qui accélère la création artistique : elle est raison d’écrire !

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Vitrine de Poésie

A UNE FEMME

Enfant ! si j’étais roi, je donnerais l’empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux
Et ma couronne d’or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous !

Si j’étais Dieu, la terre et l’air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L’éternité, l’espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi !

Victor Hugo

Le poème susmentionné est un exemple qui décrit immensément bien l’influence de la femme sur la poésie. En effet, quasiment omniprésentes dans les plus beaux vers, tout poète qui se respecte ne s’est guère dérobé à vouer à quelques muses qui soient des heures pour écrire des sonnets ou des odes inspirées d’elles. D’illustres poètes tels que Victor Hugo, en passant par Charles Baudelaire ou même Guillaume Apollinaire nous ont offert des élégies à la fois sublimes et passionnées.

Remontons le temps : les poètes Troubadours et Trouvères consacrèrent à leurs dames les plus brillants éloges et s’évertuèrent fort fréquemment à prouver leurs dévotions en effectuant des taches masochistes mettant parfois à péril leurs vies pour obtenir le fruit d’amour, la faveur tant espérée ; leur ère était celle de l’idolâtrie et de l’adoration de la madone. Pour donner une illustration à mon assertion, voici un brûlant rondeau datant du XIIIème siècle :

A jointes mains je vous prie,
Douce dame, pitié.
Je suis joyeux quand je vous vois ;
A jointes mains je vous prie :
Ayez pitié de moi,
Dame, je vous en prie.
A jointes mains je vous prie,
Douce dame, ayez pitié de moi.

— Adam de la Halle

A présent, je vous invite à voyager encore plus loin dans le temps pour retrouver Orphée sous un olivier en train de charmer colombes, serpents et renards avec sa lyre, et même les êtres inanimés, c’est-à-dire contemplons l’olivier lui-même sous lequel le poète est assis, cet olivier en train de soupirer sous la beauté des mélodies qu’il a le privilège d’ouïr ! Si le mythe d’Orphée est devenu tant célèbre, ce n’est pas tant pour le talent hors-paire d’auteur-compositeur de l’aède que pour le voyage qu’il a entrepris aux enfers. Et oui, le 1er poète sublime des civilisations grecques antiques a rencontré Hadès pour l’amour d’une femme, pour délivrer Eurydice sa bien-aimée des griffes de la mort, et son périple fut presque réussi. Ainsi, pour l’amour d’une femme, Orphée vécut tel le plus majestueux pratiquant de l’art oratoire. Et pour l’amour d’une femme, Orphée mourut inconsolable !

orphee

Alors, que dirons-nous donc, nous autres poètes de ce siècle, dirons-nous que nous sommes plus grand qu’Orphée et que nous avons su nous affranchir de l’ivresse de la séduction féminine ? Ce serait nous vanter et être de surcroît hypocrites ! Si la poésie est une flamme qui brûle dans le cœur de tout poète, la femme est par essence cette flamme, source des ardeurs et des désirs infinis ! S’il me fallait parler de l’influence de la femme sur la poésie, je dirais qu’elle est omniprésente, et ça je l’ai déjà dit mais j’ajouterais encore que nous en avons besoin – la femme et son influence, car elle est le catalyseur qui accélère la création artistique : elle est raison d’écrire !

Peut-être que demain, des poètes se lèveront pour proclamer maladroitement la femme bannie des sujets de la poésie… Toutefois, une telle initiative reviendrait à mépriser le plus beau modèle de beauté pour s’attacher à des beautés de seconde zone puisque la femme est et à jamais demeurera le chef-d’œuvre de la création, le vase d’honneur du divin Potier, une telle initiative serait donc par ricochet antipoétique ! C’est là ce qu’il faut retenir, nous autres rhapsodes authentiques ne saurions occulter de la sphère poétique la plus mirifique obsession du versificateur – la femme ! De surcroît, n’oublions pas de préciser que plusieurs femmes furent d’éblouissantes poétesses… Et qu’elles furent des actrices qui orientèrent la trajectoire de l’étoile de la poésie dans le ciel des nations ! Leur influence a donc été double : Inspiration et Action !

— Gilles F. Dogbo

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