L’OURAGAN

L’ouragan est un poème de Léopold S. Senghor qui m’a marqué, dans mon adolescence, sur les bancs du Lycée Classique d’Abidjan. Quoique présentement, je n’éprouve point le besoin d’en faire un commentaire composé, je trouve ce poème remarquable par sa sémantique ! Bien de choses peuvent être dites de cette tête de file de la négritude, mais nul ne pourra dire que Senghor n’était pas un poète « bien né » ! Et ça, ce qualificatif, ça vaut bien mille sonnets bien tournés !

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L’ouragan arrache tout autour de moi

Et l’ouragan arrache en moi feuilles et paroles futiles.

Des tourbillons de passion sifflent en silence

Mais paix sur la tornade sèche, sur la fuite de l’hivernage!

Toi Vent ardent, Vent pur, Vent-de-belle-saison, brûle toute fleur toute pensée vaine

Quand retombe le sable sur les dunes du cœur.

Servante, suspends ton geste de statue et vous, enfants, vos jeux et vos rires d’ivoire.

Toi, qu’elle consume ta voix avec ton corps, qu’elle sèche le parfum de ta chair

La flamme qui illumine ma nuit, comme une colonne et comme une palme.

Embrasse mes lèvres de sang, Esprit, souffle sur les cordes de ma kôra

Que s’élève mon chant, aussi pur que l’or de Galam.

— Léopold S. Senghor

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